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Le dernier article de Léon Blum (29 mars 1950, "Le Populaire") |
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| Même si Léon Blum sera quelque temps Président du Conseil pour préparer l’arrivée à la Présidence de la République de son ami Vincent Auriol, on peut dire qu’après sa défaite au congrès, il se retire de tout, sauf du "Populaire" où il continue d’écrire des articles, retiré à Jouy-en-Josas. En mars 1950 (il meurt le 30) il publiera 11 éditoriaux : sur les élections britanniques, sur le Stalinisme, sur les modes de scrutin, sur Masaryk (homme politique tchécoslovaque, hostile à l’ingérence soviétique et qui se serait suicidé), sur la mort de son ami Harold Laski (homme politique britannique et professeur qui influença fortement la pensée socialiste britannique), 3 jours avant sa propre mort… Le 30 mars, il signe une pétition avec André Gide, François Mauriac et Albert Camus : c’est un appel au chef du gouvernement italien contre “ un troc inhumain ” (des ukrainiens et des baltes réfugiés en Italie contre des Italiens détenus en URSS). Son dernier article, son dernier appel traite du salaire ouvrier. Il fut écrit au lendemain des grèves qui marquèrent le retour aux Conventions collectives. |
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Le Congrès de 1946 : le dernier congrès de Léon Blum |
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| L’autorité intellectuelle, le prestige moral de Léon Blum est considérable. Riom, puis la captivité lui ont donné un prestige supplémentaire. Huit jours après son retour, Léon Blum trouve les socialistes “ trop prudents, trop arrivés, trop bourgeois ” ; il réclame “ l’assainissement moral du pays ”. Un pays qu’il juge encore corrompu, un pays qui n’a pas été épuré ni trempé… Le désaccord se creuse bientôt avec une tendance gauchiste dont le porte-parole est Guy Mollet. L’équipe de la résistance (Daniel Mayer, Robert Verdier) apparait comme une “ équipe de droite ”. Selon la motion Guy Mollet, “ il faut combattre toutes les tendances révisionnistes, notamment celles qui se fondent sur une conception erronée de l’humanisme et dont le vrai sens est de masquer cette réalité fondamentale : la lutte des classes ” Léon Blum vient de publier “A l’échelle humaine », sa dernière grande œuvre entièrement écrite en prison et éditée en avril 1945. Léon Blum continue de voir dans le socialisme une religion, une sagesse, une vertu ; il faut revenir à l’apostolat, à la conquête spirituelle, à la pureté de son inspiration primitive…Un Blum aussi précurseur de l’idée européenne, une réflexion sur l’avenir commun de l’Europe ; dès 1945 Blum s’intéresse au sort de l’Allemagne qu’il souhaite « rééduquer », unissant peuples vainqueurs et vaincus (paroles rares à l’époque) Le congrès voit la défaite de Daniel Mayer et Robert Verdier : le rapport moral est rejeté – fait unique dans l’histoire du PS. Le 1er septembre, Léon Blum monte à la tribune s'un congrès socialiste, une dernière fois, minoritaire comme à Tours et clame son espoir dans l’avenir du socialisme. |
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"Le dernier mois" (Dachau, 1945) |
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| En avril 1943 sa femme, Janot, rejoint Léon Blum à Buchenwald, dans une annexe du camp. En avril 1945, ils sont extraits du camp et conduits dans le Tyrol. Ils seront libérés par les soldats américains et les partisans garibaldiens après que les SS qui les gardaient aient été désarmés par la Wehrmacht (l’armée allemande). Le premier contact de Blum avec les armées alliées aura toutefois été la veille de sa libération un officier français informé de sa présence dans ce secteur, le capitaine Lussac, en mission auprès des patriotes garibaldiens. Dans l’extrait qui suit il est question de Kurt von Schuschnigg, ancien chancelier autrichien, avocat, chrétien-démocrate, qui tenta de s’opposer à la main mise de Hitler sur l’Autriche. Marié en déportation la fillette dont il est question est sa fille alors âgée de 4 ans et qui avait toujours vécu en camp de concentration. |
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Stendhal et le Beylisme (1914) |
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| Ce texte est publié dans "La Revue de Paris" de février à mai puis édité en juillet. Le livre sera réédité en 1930 et en 1947 L’œuvre de Stendhal, selon Blum, formée à la fin de l’adolescence, au moment où l’envahissent les impressions dont il a composé ses livres, est avant tout un éloge de la sensibilité, des émotions juvéniles et du bonheur. Léon Blum veut lutter contre la récupération de Stendhal par la droite nationaliste ; il présente un doux et sensible Stendhal. 1913, c’est l’année de l ‘enquête d’Agathon (Henri Massis et Alfred Tarde) sur la jeunesse française. Les jeunes Français sont, selon eux, nationalistes, assoiffés d’action, d’ordre, de foi religieuse, ils n’aspirent qu’à la revanche contre l’Allemagne. L’accent est mis sur le rôle de Stendhal comme “ professeur d’énergie ” (expression de Barrès). Ce n’est une autobiographie de Blum, peut être, une sorte de confession, plutôt, après le livre sur le mariage et droit des femmes à construire leur bonheur ,un manifeste pour le droit des jeunes gens à choisir d’aimer. |
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