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Ecrits et discours   Léon Blum  
Léon Blum témoin du Congrès de Japy (décembre 1899)  
Congrès tenu dans la salle du gymnase Japy, boulevard Voltaire, du 3 au 9 décembre 1899. C'est le premier congrès socialiste auquel assiste Léon Blum,c'est un congrès d'unité qui vote deux motions contradictoires, l'une de Guesde condamnant au nom de la lutte des classes l'entrée d'un socialiste dans un gouvernement bourgeois, et une autre motion admettant que dans des circonstances exceptionnelles le parti pouvait examiner la question d'une participation socialiste à un gouvernement bourgeois (Alexandre Millerand appartient au gouvernement de Waldeck-Rousseau). L'unité fragile éclate peu après avec la création de deux partis concurrents : le Parti socialiste français (Jaurès) et le Parti Socialiste de France (Guesde, Vaillant).
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Léon Blum et l'Europe (discours de Stresa)  
Discours prononcé à Stresa, à l'occasion d'une réunion de l'Internationale socialiste, en avril 1948. Dans "A l'échelle humaine », sa dernière grande œuvre entièrement écrite en prison, de février 1941 au printemps 1942 et éditée en avril 1945, Blum apparassait déjà comme un précurseur de l'idée européenne. Dans une réflexion sur l'avenir commun de l'Europe, dès 1945, Blum s'intéresse au sort de l'Allemagne qu'il souhaite « rééduquer », unissant peuples vainqueurs et vaincus : paroles rares à l'époque ...
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Dénonciation des "démocraties populaires" et éloge de la démocratie  
Discours de STRESA, prononcé à l'occasion d'une conférence de l'Internationale socialiste (9 avril 1948)
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Le dernier article de Léon Blum (29 mars 1950, "Le Populaire")  
Même si Léon Blum sera quelque temps Président du Conseil pour préparer l’arrivée à la Présidence de la République de son ami Vincent Auriol, on peut dire qu’après sa défaite au congrès, il se retire de tout, sauf du "Populaire" où il continue d’écrire des articles, retiré à Jouy-en-Josas. En mars 1950 (il meurt le 30) il publiera 11 éditoriaux : sur les élections britanniques, sur le Stalinisme, sur les modes de scrutin, sur Masaryk (homme politique tchécoslovaque, hostile à l’ingérence soviétique et qui se serait suicidé), sur la mort de son ami Harold Laski (homme politique britannique et professeur qui influença fortement la pensée socialiste britannique), 3 jours avant sa propre mort… Le 30 mars, il signe une pétition avec André Gide, François Mauriac et Albert Camus : c’est un appel au chef du gouvernement italien contre “ un troc inhumain ” (des ukrainiens et des baltes réfugiés en Italie contre des Italiens détenus en URSS). Son dernier article, son dernier appel traite du salaire ouvrier. Il fut écrit au lendemain des grèves qui marquèrent le retour aux Conventions collectives.
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Le Congrès de 1946 : le dernier congrès de Léon Blum  
L’autorité intellectuelle, le prestige moral de Léon Blum est considérable. Riom, puis la captivité lui ont donné un prestige supplémentaire. Huit jours après son retour, Léon Blum trouve les socialistes “ trop prudents, trop arrivés, trop bourgeois ” ; il réclame “ l’assainissement moral du pays ”. Un pays qu’il juge encore corrompu, un pays qui n’a pas été épuré ni trempé… Le désaccord se creuse bientôt avec une tendance gauchiste dont le porte-parole est Guy Mollet. L’équipe de la résistance (Daniel Mayer, Robert Verdier) apparait comme une “ équipe de droite ”. Selon la motion Guy Mollet, “ il faut combattre toutes les tendances révisionnistes, notamment celles qui se fondent sur une conception erronée de l’humanisme et dont le vrai sens est de masquer cette réalité fondamentale : la lutte des classes ” Léon Blum vient de publier “A l’échelle humaine », sa dernière grande œuvre entièrement écrite en prison et éditée en avril 1945. Léon Blum continue de voir dans le socialisme une religion, une sagesse, une vertu ; il faut revenir à l’apostolat, à la conquête spirituelle, à la pureté de son inspiration primitive…Un Blum aussi précurseur de l’idée européenne, une réflexion sur l’avenir commun de l’Europe ; dès 1945 Blum s’intéresse au sort de l’Allemagne qu’il souhaite « rééduquer », unissant peuples vainqueurs et vaincus (paroles rares à l’époque) Le congrès voit la défaite de Daniel Mayer et Robert Verdier : le rapport moral est rejeté – fait unique dans l’histoire du PS. Le 1er septembre, Léon Blum monte à la tribune s'un congrès socialiste, une dernière fois, minoritaire comme à Tours et clame son espoir dans l’avenir du socialisme.
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"Le dernier mois" (Dachau, 1945)  
En avril 1943 sa femme, Janot, rejoint Léon Blum à Buchenwald, dans une annexe du camp. En avril 1945, ils sont extraits du camp et conduits dans le Tyrol. Ils seront libérés par les soldats américains et les partisans garibaldiens après que les SS qui les gardaient aient été désarmés par la Wehrmacht (l’armée allemande). Le premier contact de Blum avec les armées alliées aura toutefois été la veille de sa libération un officier français informé de sa présence dans ce secteur, le capitaine Lussac, en mission auprès des patriotes garibaldiens. Dans l’extrait qui suit il est question de Kurt von Schuschnigg, ancien chancelier autrichien, avocat, chrétien-démocrate, qui tenta de s’opposer à la main mise de Hitler sur l’Autriche. Marié en déportation la fillette dont il est question est sa fille alors âgée de 4 ans et qui avait toujours vécu en camp de concentration.
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Le procès de Riom : la conclusion de Léon Blum (1942)  
Le 15 mars 1942, colère d’Hitler contre ce procès : Otto Abetz fait pression sur le maréchal Pétain et le procès est interrompu le 14 avril… De fait Léon Blum sera condamné par un décret de l’amiral Darlan à la détention à vie… La plaidoirie de Léon Blum lui vaudra durablement la sympathie et l’appui de l’opinion américaine. Le 7 décembre 1942 le New York Times titrera “ Pour Léon Blum ”. Les syndicats organiseront un meeting de solidarité à New York et Léon Blum recevra pour son anniversaire en 1942 un télégramme de félicitations signé notamment par l’épouse du Président Roosevelt. En 1943, il est déporté à Buchenwald puis à Dachau.
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Le procès de Riom : éloge de Jean-Pierre Timbaud et des combattants de Stalingrad  
« Nous ne regretterons jamais assez que l’accusé d’aujourd’hui n’ait pas été jugé en 24 heures il y a un an et demi et envoyé devant un peloton d’exécution au fond d’une forêt »écrit alors le journaliste collaborateur Jean Luchaire, dans « Les Nouveaux Temps ». En présence de plus de 200 journalistes, notamment étrangers, ce procès constitue en effet une tribune pour Léon Blum. Il fait ici l’éloge des combattants de Stalingrad et des “ terroristes ” anti-nazis, au travers des l’explication sur ses rapports avec le PC.
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Le discours de Luna Park (septembre 1936)  
Le dimanche 6 septembre, Léon Blum demande à être reçu au meeting organisé par la fédération SFIO de la Seine pour pouvoir s’expliquer sur sa politique vis à vis du conflit espagnol. Il y a là de nombreux militants, des communistes aussi qui scandent “ des canons, des avions pour l’Espagne ! ” A la fois plaidoyer et confidences (“ je ne cache aucune de mes pensées ”)…Léon Blum retourne la salle : une ovation prolongée salue sa conclusion (c’est-à-dire le texte ci-dessous) Blum fait référence à Jaurès : rien de bon ne peut venir de la guerre ; en réponse aux interrogations sur la “ non-intervention ” C’est le choix le plus difficile et le plus douloureux de Léon Blum. Le débat est entre Pacifisme et Antifascisme ; Le PC réclame en fait (“ des avions, des canons pour l’Espagne ”) une aide indirecte ; comme les autres grandes puissances, Grande-Bretagne, Etats-Unis, la France choisit la non –immixtion dans le conflit quand l’Axe viole la non intervention. Mais l’aide soviétique passe par la France dans une sorte de contrebande légale et désintéressée…Tenté de démissionner à deux reprises Blum n’en fera rien car le gouvernement espagnol lui fait savoir qu’il préfère qu’il reste …
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Les interrogations de Blum le 10 mai 1936  
Le texte du 10 mai est certainement un des plus éclairants sur la personnalité de Léon Blum. Des propos critiques dans lesquels certains ont cru voir de la démobilisation ou une conduite d’échec. On est frappé, constate Jean Lacouture par la profondeur de l’autoanalyse, par la grandeur de Léon Blum qui offre et réclame à ses camarades la confiance et affiche une angoisse maîtrisée… C’est une franche préface à l’exercice du pouvoir, à rapprocher des propos tenus le même jour par Bracke-Desrousseaux : « Enfin, les difficultés commencent : »
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La conclusion du discours au congrès de Tours (1920)  
L’appel final à l’unité, aux retrouvailles entre socialistes et communistes, un avenir que l’histoire, malgré bien des vicissitudes, n’a pas démenti.
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Le Congrès de Tours (1920)  
Dénonciation du “ système de Moscou ” et de la conception communiste de la dictature du prolétariat. Léon Blum s’y montre “ visionnaire ” dans une intervention courageuse et lucide, contre le courant dominant du congrès. Il avance une série de prédictions qui se réaliseront, point par point, dès le milieu des années 20. L’historien du PCF, Marc Lazar a pu écrire que “L’analyse de Léon Blum s’est révélée exacte sur la plupart des points importants et a souligné les difficultés auxquelles le PC s’est heurté jusque dans les années 90 ».
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"Pour être socialiste" (1919)  
Publié en 1919 dans L’Humanité, puis en brochure en septembre 1919, au début de la campagne électorale, ce texte a été écrit pour son fils, Robert, et à l’intention des jeunes gens et des jeunes filles. Léon Blum traite des origines morales et sociales du socialisme. 1919 est l’année où les socialistes découvrent dans les congrès du PS l’orateur Léon Blum. D’abord le 21 avril, lors d’un congrès extraordinaire, il présente le programme d’action du parti, puis lors du congrès extraordinaire des 11 au 13 septembre à l’occasion duquel Léon Blum prononce le discours d’orientation générale Léon Blum se montre déjà très attaché au souci d’unité du parti.
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Stendhal et le Beylisme (1914)  
Ce texte est publié dans "La Revue de Paris" de février à mai puis édité en juillet. Le livre sera réédité en 1930 et en 1947 L’œuvre de Stendhal, selon Blum, formée à la fin de l’adolescence, au moment où l’envahissent les impressions dont il a composé ses livres, est avant tout un éloge de la sensibilité, des émotions juvéniles et du bonheur. Léon Blum veut lutter contre la récupération de Stendhal par la droite nationaliste ; il présente un doux et sensible Stendhal. 1913, c’est l’année de l ‘enquête d’Agathon (Henri Massis et Alfred Tarde) sur la jeunesse française. Les jeunes Français sont, selon eux, nationalistes, assoiffés d’action, d’ordre, de foi religieuse, ils n’aspirent qu’à la revanche contre l’Allemagne. L’accent est mis sur le rôle de Stendhal comme “ professeur d’énergie ” (expression de Barrès). Ce n’est une autobiographie de Blum, peut être, une sorte de confession, plutôt, après le livre sur le mariage et droit des femmes à construire leur bonheur ,un manifeste pour le droit des jeunes gens à choisir d’aimer.
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"Du mariage" (1907)  
C’est un essai contre l’inégalité entre l’homme et la femme, pour le bonheur du couple… Publié en 1907, le texte sera republié en 1937 et fera scandale…C’est à la fois un des ouvrages les plus célèbres de Léon Blum et l’une des pièces maîtresses des campagnes antisémites contre lui… La thèse centrale peut se résumer ainsi : L’opinion publique doit admettre pour la femme ce qu’elle admet pour l’homme : l’acquisition d’une expérience de l’amour physique, avant le mariage (“ le mariage à l’essai ”). Blum choque à gauche (Jaurès) et dans les milieux littéraires (Gide). Il est trop hardi pour les féministes de l’époque, ce qui lui causera une certaine déception…
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La découverte du "J'accuse" d'Emile Zola le 13 janvier 1898  
Extrait des Souvenirs sur l’affaire, souvenirs de jeunesse, écrits 40 ans plus tard, en 1935, pour l’hebdomadaire de gauche Marianne. C’est le premier combat politique qu’ait livré Léon Blum, à un rang modeste d’ailleurs. Il est alors auditeur au Conseil d’Etat. Il collabore à la défense d’Emile Zola avec Me Labori et les frères Clémenceau, Georges (directeur) et Albert (avocat de L’Aurore). Pour la défense de Dreyfus, Blum travaille avec Lucien Herr, bibliothécaire de l’Ecole Normale Supérieure et Jean Jaurès.
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