 Il y a l'opposition à la politique de la droite, les débats sur le Projet et la campagne référendaire pour le « oui », dans l'agenda du Parti socialiste. Cependant durant toute cette année 2005 dans les fédérations notamment et à de multiples occasions le PS fête ses 100 ans
En cette fin d'Avril il y eut en outre « le point d'orgue » en quelque sorte de son centenaire, caractérisé par les deux journées de débat d'un colloque organisé par Alain Bergounioux et Laurent Baumel à la Bibliothèque nationale de France.
Ainsi, Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon, Jacques Delors et Henri Emmanuelli se sont exprimés sur le thème « les socialistes et la France » et Vincent Peillon en bon spécialiste a évoqué notamment et très rapidement les enseignements de l'action de Jean - Jaures .
Henri Emmanuelli a salué un « moment consensuel, jour de rencontre et d'amitié. […].C'est un jour de plaisir, on se remémore une histoire vécue en commun, la nôtre ».
De son côté Jack Lang a expliqué qu'il fallait que « que la maison commune soit la maison commune, que chacun respecte ses règles ».
Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, pour qui « il est normal que les socialistes s'interrogent sur leur identité » a estimé que « l'actuel débat européen amène tout un ensemble d'interrogations sur ce que doivent être ses points de repère ».
Nombre d'intervenants ont parlé d'une certaine "fragilité structurelle" du parti, né après les grandes luttes sur les libertés démocratiques, en insistant particulièrement sur la "faiblesse" historique de l'articulation entre le parti et les syndicats qui est une des particularités françaises.
Parmi les universitaires qui se sont exprimés , Michel Hastings, professeur à l'Institut d'études politiques de Lille, a estimé qu'il ne fallait pas aborder l'objet « Parti socialiste » essentiellement par l'angle de ses fautes ou de ses faiblesses. Il a réhabilité Paul Brousse en estimant que le trait marquant du socialisme français était son enracinement municipal et que c'était un objet d'étude intéressant, s'agissant d'une formation telle que le PS qui est aussi un parti d'élus.
Sur l'orientation du parti, Michel Rocard a reproché aux socialistes de s'être "laissé économiciser". "Le projet du socialisme est un projet sur l'art de vivre", a-t-il dit.
Dans le même registre, Jack Lang a mis en garde contre "l'idée que tout se réduirait à l'économie".
Yvette Roudy a rappelé l'importance du combat féminin dans l'Histoire du parti en appelant à ce que cet élément prenne toute sa place dans la célébration du centenaire du PS.
Très applaudi, Robert Badinter s'est exprimé sur les socialistes et la justice en rappelant que plus aucune des réformes des socialistes en la matière n'était remise en cause, même par la droite la plus réactionnaire, mais que tant qu'il lui resterait le moindre souffle, il continuerait à se battre pour la justice.
Puis ce fut au tour de Lionel Jospin de centrer une partie de son intervention sur les rapports entre les socialistes et le pouvoir, la démocratie et le parti. Il en a profité pour rappeler l'importance de l'acceptation de la loi majoritaire et du respect du vote des militants., il est revenu sur son programme de 2002, fruit d'une élaboration collective en présentant un bilan nuancé de l'action des socialistes au pouvoir et en prévenant les socialistes contre la tentation de se soumettre aux pressions de l'extrême gauche dont il a rappelé qu'on ne pouvait la juger sur aucun bilan.
Enfin, François Hollande a conclu le colloque en rappelant que l'Unité était le principe suprême qui devait dominer l'action des socialistes car d'elle découlait le rassemblement de la gauche, condition essentielle pour retrouver le chemin du pouvoir et donc des responsabilités .
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